Mettre en place des processus de traitement dans une entreprise est la première démarche permettant d’optimiser son rendement. La plupart du temps, les processus sont automatisés et ont recours à la dématérialisation de documents.

Toujours conçus afin de réduire les erreurs et les délais, certaines entreprises font cependant parfois l’impasse sur la pertinence de ces processus. Gagner du temps sur le traitement d’une facture ou d’une commande n’a de sens que si l’on a la garantie de la qualité du résultat final.

Cette démarche fastidieuse que représente le test est pourtant indispensable sous peine de ne pas tirer pleinement parti de son système dans le meilleur des cas, et d’avoir un système inutilisable ou engendrant des erreurs dans le pire.

Voici les 3 pièges à éviter lorsque vous testez vos processus :

1- Considérer certains points comme acquis

Le diable se cache dans les détails, bla bla bla… Déjà vu ! Mais il faut savoir qu’un bug sur deux réside dans une fonctionnalité ou une portion de code d’un programme qui n’a pas été testé car considéré comme “trivial” ou “infaillible”.

2- Ne pas inclure les utilisateurs finaux

Qui mieux que la personne qui va utiliser l’outil pourra éprouver vos processus ? Certainement, une équipe de têtes pensantes pourra imaginer plusieurs scénarios tordus afin d’éprouver le système, mais il y a fort à parier que les cas particuliers issus de la routine quotidienne de vos employés y échapperont.

3- Penser qu’un seul test suffit

On aurait tendance à penser que si tout est bon une fois, alors il n’y a pas de raison pour que ça aille autrement. Malheureusement, en fonction de la complexité d’un processus ou de votre système et surtout des évolutions que celui-ci peut subir, les choses pourraient ne pas être si simples. Tester régulièrement ses processus peut s’avérer coûteux, il est en revanche possible d’établir certaines routines de tests afin de s’assurer que tout fonctionne correctement (automatisation de certains tests par exemple ou liste de points cruciaux à vérifier).

Quelles sont alors les bonnes façons de procéder ?

Maintenant qu’on sait ce qu’il ne faut pas faire, nous pouvons nous concentrer sur les solutions efficaces.

  1. Test unitaire de chaque sous processus puis de chaque processus : faire tourner plusieurs fois chaque scénario, en utilisant toutes les fonctionnalités pour chaque variation, vérifier le format des données de sortie (exports, fichiers générés)
  2. Test global du système : s’assurer que les choses se passent bien lorsque que tous vos processus dialoguent ou s’affairent avec des données communes
  3. Casser la machine : préparez une liste des scénarios interdits, ou qui n’ont aucune raison de se produire et vérifiez le comportement de votre système : est-ce qu’il vous avertit d’un problème ? Une erreur est-elle relevée ou bien (très dangereux) le système continue-t-il son chemin en manipulant des données erronées sans crier gare ?

Les conséquences d’une facture payée au mauvais fournisseur ou avec un montant erroné peuvent être dramatiques, tout comme les décisions d’un directeur basées sur des données incorrectes. Il est donc impératif d’avoir un système pleinement testé avant d’en lancer l’exploitation. Et s’il existe autant de procédures de tests qu’il peut exister de processus métier différents, le bon sens aidé de cet article vous permettront d’appréhender la chose. En cas de doute, il est conseillé d’être accompagné d’un professionnel ayant l’habitude.