Choisir un prestataire informatique, que ce soit un consultant ou une agence est une tâche parfois complexe. Mais une tâche encore plus difficile consiste à savoir quand continuer à travailler avec un professionnel qui nous déjà rendu service et quand en changer. On peut parfois être tenté de plaquer un presta suite à une mission qui s’est mal déroulée, comme on a parfois le mauvais réflexe de vouloir rester dans une routine établie avec une entreprise avec qui on a traité depuis des années sans regarder autour.

Les mauvais réflexes

Etre mécontent d’un prestataire peut parfois pousser à rompre tout échange avec lui. Cependant, il n’est pas forcément profitable pour l’entreprise de se séparer illico d’un prestataire qui aurait eu du retard sur une seule livraison ou qui aurait temporairement montré des difficultés sur un projet. Le dialogue est à privilégier dans ce cas, et expliquer clairement en quoi la prestation n’a pas été satisfaisante et ce qu’il aurait fallu faire pour qu’elle soit parfaite. Ainsi, vous obtiendrez une qualité irréprochable lors de votre prochaine livraison, car votre prestataire et vous aurez appris de cette erreur et pourrez construire une relation commerciale privilégiée et personnalisée.

A contrario, il ne faut pas persister dans un échange où la communication est rompue, si un bug peut être corrigé, la relation client-prestataire est plus difficile à rétablir une fois cassée. Un prestataire ne répondant plus à vos appels ou ne traitant vos emails qu’une fois par semaine est à fuir de suite.

La routine

« On a toujours fait comme ça » est certainement l’argument le plus utilisé et le moins rationnel qu’une entreprise puisse répondre lorsqu’elle est  questionnée concernant ses choix de prestataire informatique. Bien sûr, il n’est pas question ici de se séparer du’un  bon prestataire dont on serait satisfait, en revanche, la routine ne devrait pas être prétexte à rester enfermé dans une situation où personne n’est vraiment gagnant.

La remise en question

Afin de déterminer si vous avez besoin de changer de prestataire, posez-vous les questions suivantes :

  • Suis-je satisfait de la qualité des services fournis ?
  • Est-ce que le coût de ces services est profitable à mon entreprise et quel est le ROI ?
  • Est-ce que mon prestataire est à mon écoute ? Quelle est sa réactivité ?

Bonus : Les bonnes pratiques

Afin de débuter avec un prestataire sur les bonnes bases, il est nécessaire de suivre quelques bonnes pratiques qui permettront d’être certain d’avoir une prestation sans surprise. Celles-ci sont du bon sens, avec certaines spécificités pour les projets informatiques :

  • Etablir un cahier des charges avec le prestataire si le projet dépasse 3000€HT. Un tel document peut avoir un coût, mais cela sera justifié sur le long terme ou en cas de conflit.
  • Etudier plusieurs offres et les confronter. Ne pas forcément retenir la moins disante mais tenter de déterminer ce que les autres ont de plus, ou ce que celle-ci a de moins (attention aux frais non prévus).
  • Etablir un calendrier de paiement (souvent, un acompte à la signature, un paiement lors d’un rendu intermédiaire et le solde à la livraison)
  • Se renseigner sur les technologies qui seront utilisées et la raison de ces choix (plus moderne, prestataire plus à l’aise, pour surmonter une problématique, etc).
  • Ne pas hésiter à poser des questions « bêtes » : « Le site sera bien en ligne à cette adresse ? », « Je pourrai l’utiliser d’où je veux ? », « Il n’y a pas de limite de nombre d’utilisateurs ? » et autres dépendant évidemment du projet.
  • Favoriser le bouche-à-oreille mais ne pas être réticent à travailler avec de petites entreprises impliquées en commençant avec un projet de plus petite taille
  • Faire auditer votre système afin de déterminer les coûts de changement de prestataire

Dans tous les cas, il ne vous coûte rien de vous renseigner autour de vous et de déterminer ce que vous pouvez changer afin d’obtenir un meilleur service. Votre nouveau prestataire sera ravi de vous aider à migrer et pourra certainement réaliser la transition en prenant contact avec votre ancien prestataire dans la mesure où le contact n’est pas rompu (raison de plus de favoriser la communication).

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